Est-ce que Hurghada est une destination sûre ? Est-il sécuritaire de se rendre à Hurghada en Égypte ? C’est l’une des questions que les gens continuent de se poser encore et encore. Est-il sécuritaire de se rendre à Hurghada ? Oui. Est-ce que je peux le garantir ? Non, malheureusement, je ne peux pas. Continuez à lire tout sur la sécurité en Égypte.Si vous souhaitez en savoir plus sur la situation du Covid-19 en Égypte.Les traductions automatiques sont disponibles pour les langues ci-dessous. Cliquez sur l’indicateur pour traduire le texte. Choisissez l’anglais pour lire l’article original.
Le débat sur la sécurité en Égypte ne tarit jamais. « Est-il sécuritaire de se rendre en Égypte ? » Personne ne peut s’avancer avec certitude : l’imprévisible guette partout, personne n’y échappe, que ce soit à Paris, New York ou Hurghada. Nul ne détient de garanties, ni pour soi ni pour autrui.
En revanche, tirer des enseignements du vécu et exposer les précautions réelles, c’est possible. Ce qui suit rassemble tout ce que j’ai glané sur la sécurité à Hurghada et sur la mer Rouge, du terrain et du concret, sans promesse, mais sans filtre.
Pourquoi tant d’inquiétude autour de l’Égypte ?
La révolution de 2011 a radicalement remodelé la réputation du pays. Avant, la pression médiatique était moins forte : les séjours se succédaient, peu ou pas de réticence. Une décennie plus tard, chaque incident se transforme en alerte mondiale, amplifiée à coups de titres racoleurs. Dès qu’un fait divers surgit à Hurghada, l’écho fait frémir, là où d’autres grandes villes passeraient sous le radar pour les mêmes faits. Pourtant, les agressions et actes graves restent des exceptions et ne sont jamais considérés comme anodins sur place.
Pour aller au bout de l’absurdité, il suffit d’observer : un événement violent à Londres attire peu l’attention hors du Royaume-Uni ; le même délit à Hurghada se retrouve sur les chaînes d’info internationales. Gardons l’esprit en alerte : la réalité quotidienne égyptienne n’est pas celle que laissent imaginer quelques brèves sensationnelles.
Partir à Hurghada : fantasme ou réalité ?
Annoncez votre départ pour l’Égypte, les regards sceptiques fusent. Curieusement, bien des esprits inquiets n’ont jamais vu le pays autrement que par écran interposé. Pourtant, une fois franchi le seuil de l’aéroport, la ressemblance avec d’autres capitales balnéaires saute aux yeux. L’Égypte n’a rien d’un autre monde.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2018, le pays a accueilli près de 10 millions de visiteurs, un score en hausse d’année en année. Peu s’attendaient à trouver un climat paisible et détendu, mais la plupart des vacanciers quittent Hurghada en disant : « J’y étais bien, qu’avais-je à craindre ? » Les attentes se dégonflent face au vécu.
Des centaines de milliers de voyageurs se laissent tenter par Hurghada pour des vacances au calme. Pour celles et ceux qui veulent anticiper au mieux, voici comment éviter les mauvaises surprises et voyager l’esprit léger.
Précautions et sérénité sur place
Partout sur la planète, le bon sens prévaut. Avant de décoller, vérifiez les recommandations de votre gouvernement ; elles offrent une première base pour organiser son voyage.
Penser à l’assurance voyage, voilà un réflexe salvateur. Opter pour un contrat qui couvre vraiment soin médical, hospitalisation, vol ou perte de bagages, c’est éviter bien des écueils. Trop d’histoires malheureuses circulent : accident mineur qui vire à la galère, retour bloqué faute d’assistance. L’assurance, c’est ce filet discret qui rattrape lorsque les choses tournent mal.
Dans les situations difficiles, vol, bagage perdu, souci de santé, être bien assuré change tout. C’est rarement là qu’il faut essayer de rogner.
Le terrorisme, un risque universel
Les avis officiels du Royaume-Uni et des États-Unis évoquent une menace d’attentat plus élevée qu’ailleurs. Mais sur le terrain, les voyageurs constituent rarement des cibles. Les autorités veillent à la protection des touristes, avec une implication quotidienne concrète.
Le risque n’a rien de particulier à l’Égypte. Qu’on parle de la France, des États-Unis ou de la Suède, les attaques aveugles ont frappé partout. Abandonner projets et envies par peur, ce serait céder face à la menace, une posture d’impuissance que rien ne justifie.
Depuis 2011, les agressions contre les voyageurs restent très rares et isolées. L’explosion tragique d’un avion à Charm el-Cheikh, en 2015, a déclenché un durcissement stupéfiant de la sécurité aéroportuaire. Quiconque transite aujourd’hui par un aéroport égyptien en fait l’expérience : contrôles plus stricts, passages systématiques, scanners démultipliés.
À Hurghada, deux attaques recensées : 2016 (deux personnes blessées) et 2017 (trois morts et trois blessés). Ces drames, d’une exceptionnelle gravité, restent marginaux à l’échelle du flot de visiteurs annuel.
Un investissement massif pour la sécurité
Protéger les touristes, c’est préserver le moteur de l’économie locale. Du coup, la surveillance ne se relâche jamais. Les contrôles s’enchaînent : barrages de police, agents en tenue ou en civil, vérification des véhicules et des identités. Ce dispositif se voit partout, et jusque dans les hôtels, où chaque allée et venue est scrutée. On a parfois la sensation d’une vigilance excessive : c’est tout simplement le prix de la tranquillité.
Sur la route du Caire à Hurghada, cinq points de contrôle jalonnent le trajet. Les passagers de bus n’échappent pas à l’inspection, ce qui allonge le parcours mais rassure au final tout le monde. Quant à l’entrée des hôtels, difficile de s’y faufiler sans badge : portiques, filtrages serrés, accès restreint. Personne ne s’étonne de cette exigence, elle fait partie du quotidien.
Le vrai souci ? Il ne porte pas sur la sécurité nationale, mais sur le trafic routier ou les problèmes digestifs. Les statistiques le disent clairement : le danger ne vient pas d’un attentat improbable, mais de la circulation et de la santé.
Côté circulation : pour voyageur vigilant
La conduite égyptienne déconcerte. Entre les klaxons, les faits-et-gestes parfois anarchiques et le ballet imprévu des piétons, il faut rester attentif. Traverser la route devient un petit challenge, surtout avec des enfants. Pour les familles, pensez à la poussette et à un harnais pour les plus jeunes. Marcher le long des grands axes demande une vigilance de chaque instant.
La traversée des routes à Hurghada. Et la question de l’estomac ?
L’organisme européen n’a pas le même rapport à l’eau et aux bactéries qu’en Égypte. Pour éviter désagréments et vacances écourtées, voici quelques gestes à adopter :
- Se laver les mains avec soin et recourir à un gel désinfectant
- Éviter les légumes crus et la viande peu cuite
- Limiter les produits laitiers locaux, si possible
- Se tenir à l’écart des aliments douteux, tant à l’œil qu’au goût
Renforcer sa flore intestinale avant de partir, par exemple avec des probiotiques, aide aussi à limiter les troubles digestifs une fois sur place.
La déshydratation est un piège dans la chaleur égyptienne. Penser à boire de l’eau régulièrement, sans s’appuyer sur des boissons alcoolisées pour s’hydrater. Prendre soin de soi, c’est d’abord ne pas sous-estimer la soif sous ce climat.
Ce que je constate à Hurghada, au quotidien
Des centaines de fois on me demande : « Hurghada, c’est risqué ? » Rien n’a changé dans ma réponse depuis mon installation ici. L’atmosphère y est paisible ; je m’y sens aussi sécure, voire davantage, que dans les grandes villes occidentales. Les rues sont calmes, les comportements déviants rares. Les pickpockets, les agressions ? Pratiquement absents du paysage. Marcher la nuit ne provoque aucune appréhension, tant qu’on garde un minimum de discernement sur les quartiers fréquentés, comme partout ailleurs.
Le taux d’incidents impliquant des touristes est très bas au regard des millions de voyageurs qui visitent le pays chaque année. Les statistiques citées mettent les 8 à 10 millions de visiteurs en perspective : l’Égypte ne figure pas parmi les pays les moins sûrs, loin de là.
Se prononcer sur le risque zéro n’a jamais eu de sens : personne ne sait ce qu’apportera demain. Le vrai choix, c’est de ne pas laisser la peur décider pour soi. Se fier à l’expérience, comparer avec d’autres destinations, puis s’offrir la possibilité de découvrir une Égypte bien différente des stéréotypes. Hurghada vous réserve peut-être une surprise : celle d’un séjour tranquille, là où le doute avait pris toute la place.


