Un voyage en Corée du Sud de 15 jours permet de relier Séoul, Gyeongju, Busan et l’île de Jeju sans se presser, en alternant train à grande vitesse et un vol intérieur. Un Français entre sans visa pour un court séjour, à condition de présenter un passeport en cours de validité, et les formalités tiennent en quelques vérifications avant le départ.
Cet itinéraire part de la capitale, descend vers l’ancien royaume de Silla puis vers la côte sud, et se termine sur l’île volcanique. Il indique aussi la saison à viser, l’ordre de grandeur du budget par poste et les usages à connaître sur place.
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Formalités d’entrée en Corée du Sud pour un Français
Les Français sont dispensés de visa pour les visites temporaires de moins de 90 jours. Cette exemption couvre le tourisme, pas un séjour d’études ou de travail, qui relève d’un visa spécifique.
Reste la K-ETA, l’autorisation électronique de voyage. Pour les Français, elle n’est pas exigée jusqu’au 31 décembre 2026, heure coréenne, mais aucune prolongation n’est confirmée pour 2027. Si votre départ approche de cette date, vérifiez le statut de l’autorisation sur le site de l’immigration coréenne avant de réserver vos vols.
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Il est possible de demander la K-ETA volontairement pendant la période d’exemption : elle est alors payante, mais son titulaire est dispensé de la carte d’arrivée remplie à l’entrée dans le pays. Si vous préparez aussi d’autres départs, les documents à emporter en voyage se vérifient sur le même modèle : passeport, assurance et justificatifs de réservation.
Quelle saison choisir pour partir en Corée du Sud
Le printemps et l’automne sont les deux périodes les plus recherchées. Au printemps, les cerisiers fleurissent à la fin de mars et au début d’avril selon les régions, ce qui remplit les parcs et les rues de Séoul et de Busan. À l’automne, les feuillages colorent les montagnes et les abords des temples en octobre et en novembre.
L’été est chaud et humide, avec une saison des pluies au mois de juillet. La saison des typhons en Asie s’étend de juin à novembre, et les autorités françaises signalent régulièrement des épisodes de fortes pluies suivis de vagues de chaleur : un vol intérieur vers Jeju peut alors être retardé ou annulé.
L’hiver est froid et sec à Séoul. Il convient aux voyageurs qui préfèrent des sites peu fréquentés et des tarifs d’hébergement plus bas, à condition de prévoir des vêtements chauds.
Itinéraire de 15 jours en Corée du Sud, de Séoul à Jeju
L’ordre proposé suit la géographie : on descend du nord au sud, puis on prend l’avion pour l’île. Chaque étape justifie sa durée par ce qu’elle offre à visiter.
Séoul, 5 jours
La capitale demande du temps. Comptez les palais royaux de la dynastie Joseon, les quartiers anciens aux ruelles de maisons traditionnelles, les marchés et les quartiers modernes qui s’animent le soir. Une journée peut être réservée à la zone démilitarisée, visitée uniquement dans le cadre d’une excursion encadrée.
Gyeongju, 2 jours
Ancienne capitale du royaume de Silla, la ville est parsemée de tombes monumentales, de temples et de sites classés. Elle se visite à pied ou à vélo, et deux jours suffisent pour en faire le tour sans courir.

Busan, 3 jours
Deuxième ville du pays, Busan alterne plages, marchés aux poissons, quartiers colorés accrochés aux collines et un temple construit en bord de mer. C’est l’étape idéale pour goûter la cuisine de la côte.
Jeju, 4 jours
L’île offre un volcan que l’on gravit à pied, des côtes de roche sombre et des sentiers littoraux. Quatre jours permettent de varier randonnée, plages et villages, avant le retour vers Séoul pour le vol international.
Avec seulement 10 jours, supprimez Jeju et gardez un jour de plus à Séoul et à Busan : le parcours reste cohérent et évite le vol intérieur.
Se déplacer : train à grande vitesse, métro et vol intérieur
Entre Séoul et Busan, le train à grande vitesse KTX relie les deux villes en quelques heures, bien moins qu’un trajet par la route. Gyeongju est desservie par le réseau ferroviaire national, ce qui simplifie l’étape intermédiaire.
Les voyageurs étrangers peuvent acheter un pass ferroviaire à durée fixe. Il ne devient rentable que si vous enchaînez plusieurs trajets longs pendant sa validité : pour un seul aller Séoul-Busan, un billet à l’unité coûte le plus souvent moins cher. Comparez les tarifs sur le site de l’opérateur ferroviaire au moment de réserver, car ils évoluent.

Dans les villes, le métro est le moyen le plus simple de se déplacer, avec une carte de transport rechargeable que l’on utilise aussi dans les bus. Pour rejoindre Jeju, un vol intérieur part de Séoul ou de Busan, pour une durée courte.
Sur l’île, la location d’une voiture est la formule la plus pratique, car les transports publics desservent mal les côtes. Pour organiser ce type de déplacement, consultez la préparation d’un road trip, dont les conseils s’appliquent aussi à Jeju.
Budget d’un voyage en Corée du Sud
Le vol aller-retour depuis Paris est le premier poste, et il varie nettement selon la saison : les périodes de floraison des cerisiers et de feuillages d’automne sont les plus chères. Réserver plusieurs mois à l’avance limite l’écart.
Sur place, quatre postes composent le budget quotidien :
- L’hébergement, qui va de l’auberge de jeunesse à l’hôtel de milieu de gamme et au hanok, la maison traditionnelle, nettement plus chère.
- Les repas, abordables dans les restaurants de quartier et les marchés, plus coûteux dans les restaurants de viande grillée touristiques.
- Les transports, concentrés sur les trajets en train et le vol vers Jeju.
- Les entrées des palais, des temples et des musées, d’un prix modeste à l’unité.
Le budget total d’un séjour de 15 jours dépend surtout du type d’hébergement et du nombre de trajets longue distance. Un voyage en auberge et en repas de rue reste bien moins cher qu’un séjour en hôtel : choisissez d’abord le niveau de confort, puis calculez le reste.
Se loger, payer et rester connecté sur place
Les formules ne manquent pas : hôtels de chaîne, guesthouses tenues par des familles, hanoks et séjours dans un temple, où l’on dort à même le sol et où l’on partage les repas des moines. Les formes d’hébergement en voyage se comparent selon la durée du séjour et la place dont on a besoin.
La carte bancaire est acceptée presque partout, y compris dans les petits commerces et dans les transports. Gardez tout de même un peu d’espèces pour certains marchés. Le pourboire n’est pas d’usage.
Les prises électriques diffèrent des prises françaises : vérifiez le type de prise et la tension avant le départ et emportez un adaptateur si nécessaire. Pour la connexion, une carte SIM locale ou une eSIM, achetée avant le départ ou à l’arrivée, évite les frais d’itinérance.
Sécurité et règles à connaître en Corée du Sud
La Corée du Sud est un pays sûr pour les voyageurs, y compris pour ceux qui voyagent seuls. Les tensions avec le Nord, dont les raisons de la tension entre les deux Corées sont anciennes, n’ont pas d’effet sur un séjour touristique courant.
La zone démilitarisée ne se visite qu’avec une excursion encadrée, et il faut respecter strictement les consignes du guide. Réservez-la à l’avance, car les places sont limitées.
Quelques usages évitent les faux pas : on retire ses chaussures dans les logements traditionnels et dans de nombreux restaurants, et les sièges réservés du métro restent libres pour les personnes âgées, les femmes enceintes et les voyageurs à mobilité réduite.
Gardez en tête la date limite de l’exemption de K-ETA et la saison des typhons au moment de fixer vos dates : ce sont les deux seules contraintes de calendrier qui peuvent bouleverser un itinéraire déjà réservé.

