Il n’est pas devenu autant du Danemark avec un camping-car que nous l’avions prévu. Être capable de changer les plans quand nous le voulons, c’est une grande liberté. Une liberté que nous exploitons et dont nous sommes très reconnaissants.
Après Copenhague, l’idée était de s’arrêter dans d’autres régions avant de rejoindre la côte ouest. Mais sur place, l’enthousiasme s’est éteint. La monnaie y est pour beaucoup. Tout semble hors de prix, si bien qu’on se dit qu’on préférerait revenir à une période plus clémente. Après tout, l’un des attraits majeurs du Danemark, ce sont les plages et la baignade. Or, la météo n’est pas de notre côté.
Croiser le Danemark en camping-car
De Copenhague à Rømø, avec une halte à Fredericia, l’itinéraire était tracé. On avait pensé passer une nuit dans le port, mais l’ambiance n’était pas à la hauteur des attentes : pas vraiment reposante, ni très accueillante. Alors, on a poursuivi la route jusqu’à Rømø, sans pause supplémentaire (le trajet exact figure sur la carte). Traverser le Danemark en camping-car, ou même en voiture, offre un point d’observation inédit : on découvre le pays à son rythme et chaque environnement pousse à la réflexion.
Maisons de brique rouge
Impossible de ne pas remarquer l’architecture : des maisons anciennes en briques rouges, ou bien des façades blanches impeccablement crépies. Les jardins sont soignés, les allées propres. Tout respire une forme d’élégance simple et de confort.
Beaucoup de Suédois sur la route
Les routes sont animées par de nombreux camping-cars suédois. Ils semblent rentrer chez eux. Pour nous, le choix de direction paraît discutable ; mais la diversité des chemins fait la richesse des voyages.
Plantations de sapins de Noël
Autre particularité : les plantations de sapins de Noël alignées le long des routes. Ces sapins, droits et touffus, rappellent ceux des dessins animés. Je ne savais pas que le Danemark était un acteur majeur dans ce secteur : beaucoup de ces arbres sont certainement exportés vers la Suède.
Des camions partout
Jamais vu autant de poids lourds en une seule journée ! Le Danemark semble être une véritable autoroute pour les camions, qui traversent le pays sans relâche.
Et les animaux dans tout ça ?
Les pâturages paraissent presque vides. Les rares bêtes qu’on aperçoit restent à l’abri dans leurs bâtiments agricoles. L’élevage danois ne fonctionne pas tout à fait comme en Suède ; ici, l’investissement semble prioritairement orienté vers les infrastructures et les exploitations elles-mêmes. Les animaux sont-ils enfermés même en été ? La question se pose.
Le charme du service, aux abonnés absents
Au fil des rencontres, une impression se confirme : la chaleur humaine se fait rare, du moins dans les métiers de service. Ni la serveuse du restaurant, ni le personnel du camping (que ce soit au téléphone ou sur place) n’ont manifesté de sympathie particulière. C’est surprenant, surtout quand on sait à quel point le tourisme compte. Et avec une couronne suédoise aussi faible face à la monnaie danoise, un brin d’attention supplémentaire pourrait changer la donne. Un exemple ? Une propriétaire de camping n’a pas hésité à me coller l’étiquette de la Suédoise maladroite, sans même me connaître. Inutile de dire que ça coupe l’envie d’argumenter et laisse un goût amer.
Le Danemark, une terre qui devrait me convenir ?
Avec ses étendues, ses champs vallonnés et la mer toujours à portée, ce pays aurait tout pour me plaire. Les pistes cyclables omniprésentes sont un vrai plus, surtout sur ce territoire plat où le vélo devient un plaisir. Mais il y a des limites : la bière ne me tente pas, je ne raffole pas des confiseries, et la viande n’a pas sa place dans mon assiette, ni saucisse rouge, ni autre. Alors, est-ce vraiment un pays fait pour moi ?
Aujourd’hui, direction Rømø pour de nouvelles découvertes. À suivre…
Photo : Les sirènes de Copenhague, FotograFroger
/Anna

